• Vive la Retraite

                                Une retraite à pied, sac sur le dos, de Reims à Lachaux

     

    Un périple « pour tourner la page ». - locale

                                                                            Un périple « pour tourner la page ». - locale

    Ne pas battre en retraite. C’était le pari de Paul Roux, chef d’entreprise à Reims, qui, fraîchement retraité, a troqué sa cravate contre son sac à dos.

     

     

    Directeur financier pour un groupe agroalimentaire à Reims pendant 31 ans, Paul Roux a toujours eu l'Auvergne au cœur. Il est né à Issoire.

    À 64 ans, il a pris sa retraite, le 2 juin, avec en tête un projet peu banal. Rentrer à pied, sac sur le dos, de Reims à Lachaux, le domaine familial.

    « Je ruminais cette perspective depuis longtemps. Au sujet de ma retraite, je m'étais dit qu'il est impossible d'arrêter une activité professionnelle

    aussi intense sans rupture forte, et gérée. Ce projet est un antidote, une potion, qui va me permettre, physiquement et psychologiquement,

    de tourner la page. »

     

    Alors le 2 juin à 18 h 45, après le pot de départ organisé par ses collègues, Paul Roux roule sa cravate dans son sac à dos,

    change de chaussures, et quitte le bureau. Il laisse derrière lui le directeur financier, et devient le marcheur oisif mais dynamique qui savoure des plaisirs simples :

    « Ce qui me fascine en Champagne, c'est que c'est une région façonnée de manière extraordinaire, une zone incroyablement productive.

    Et je savais que je voulais faire ce voyage en cette saison, parce que la plaine est magnifique, pleine de couleurs, et bourdonne d'abeilles.

    On croise même parfois des lièvres, des chevreuils, c'est fantastique. Et je n'oublie pas que cette plaine m'a nourri, moi et ma famille, pendant trente ans. »

    Ce sont près de 420 km que Paul Roux s'apprête alors à parcourir. « Je voyage léger, j'ai de bons équipements, et je ne marche pas tous les jours.

    Je fais en fonction des circonstances. Je dors parfois sous la tente, parfois chez des amis, parfois à l'hôtel. Ma phrase, tout au long de ce projet,

    c'est"Au gré du vent, au gré des gens" ».

    L'envie 
    de « retrouver 
    la notion 
    du temps »

    Parmi ses motivations, sans doute petit héritage du monde des affaires, le goût du challenge. « Il y avait peut-être aussi une petite notion de défi.

    Je suis à la retraite mais je ne suis pas complètement foutu. Mais je voulais surtout prendre le temps. Retrouver la notion du temps. »

    La destination, c'est donc Lachaux, avec une estimation d'arrivée pour le 14 juillet. Paul et son épouse y ont acheté une maison en 1998.

    « Un endroit de rêve, un lieu chéri. » Quelques murs gardiens de l'histoire familiale, qu'il rejoindra au quotidien dès la fin de ce régénérant périple.

    Parmi ses motivations, sans doute petit héritage du monde des affaires, le goût du challenge. « Il y avait peut-être aussi une petite notion de défi.

    Je suis à la retraite mais je ne suis pas complètement foutu. Mais je voulais surtout prendre le temps. Retrouver la notion du temps. »